Outil d'interopérabilité pour les bases de données sur les objets patrimoniaux

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A la suite d’une journée de travail organisée à l’initiative du TGE Adonis en septembre 2010, et à laquelle ont participé plusieurs centres de ressources numériques (CN2SV, M2ISA, Archéovision) il est apparu nécessaire de mettre en place un outil d’interopérabilité pour les bases de données sur les objets patrimoniaux.

Ce projet a pour objectif d'offrir aux utilisateurs une interface permettant l'interrogation simultanée de bases de données patrimoniales réparties dans différents laboratoires et centres de recherche. Ces bases de données, indépendantes les unes des autres, rassemblent un corpus important d'objets patrimoniaux antiques dont la diversité des supports, des scènes figurées et des techniques artistiques constituera un panorama détaillé de la production gréco-romaine de l'époque minoenne à la période paléochrétienne.

Un objet patrimonial est défini comme un artefact possédant un intérêt (historique, artistique, ethnographique, sociologique...) pour une communauté parce qu'il fait partie de son identité collective. Dans un contexte numérique, sa définition prend un sens beaucoup plus large et rassemble toute l'information produite sur et autour de l'objet patrimonial. Il peut s'agir d'un descriptif détaillé de son support comme de ses scènes figurées, de transcriptions d'épitaphes ou d'inscriptions qui l'accompagnent ; de photographies, reproductions ou vidéos qui l'illustrent ; mais aussi de l'indication de la collection, de l'inventaire ou du lieu de fouille dont il est issu.

À la différence des bases de données muséales qui traitent de pièces conservées dans des institutions, les bases partenaires de ce projet d'interopérabilité présentent des objets existants, perdus, détruits ou simplement cités dans un témoignage. Ainsi, l'objet patrimonial tel que nous le considérons ici, représente autant l'objet en lui-même que toutes les données qui lui sont relatives.

Rassemblées autour de ce projet et accompagnées par le TGE Adonis, des équipes du LIMC-France, de l'INHA, d'ESPRI et du Centre Camille Jullian œuvrent aujourd'hui à la mise en place de cette interface collective. Ils réfléchissent à la manière dont pourront se coordonner les référentiels pour que l'utilisateur puisse bénéficier des productions des équipes de recherche qui ont analysé, répertorié, décrit, classé et photographié des objets archéologiques du monde entier.

Ce projet est motivé non seulement par la volonté de se doter d'une interface facilitant la diffusion des données de la recherche, mais aussi par la conviction qu'une information scientifique partagée valorise le travail des équipes de recherche et favorise les échanges fructueux autour de problématiques actuelles.