
Le TGE ADONIS a été reconnu récemment comme une Très Grande Infrastructure de Recherche par le Ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, dans le cadre de la proposition de feuille de route française aux grandes infrastructures européennes. Le TGE ADONIS est ensuite rapidement reconnu comme un investissement technologique d’ampleur au titre de l’actuel Plan de Relance gouvernemental.
Au-delà des moyens financiers importants – mais qui viennent aussi compenser des efforts de restrictions économiques – c’est la reconnaissance par la puissance publique que cette initiative du CNRS, moins de deux ans après le lancement du TGE, entre en 2009 dans une phase de réalisation effective.
Dès mars 2009, le cahier des charges du MétaPortail ADONIS sera publié pour un appel à marché de réalisation qui permettra de retenir le ou les prestataires de cette plateforme d’intégration de services.
En parallèle, les opérateurs et partenaires publics de l’enseignement supérieur et de la recherche, -déjà très engagés dans des réalisations partielles avec ADONIS- interviendront au mieux dans les conditions de maîtrise d’œuvre, en fonction de leurs missions propres, mais aussi pour préfigurer dès que possible les conditions d’exploitation et la montée en charge des services.
Bien sûr, ce n’est là qu’une étape. En matière de services informatiques, à partir d’une architecture distribuée de compétences, ce qui comptera et validera vraiment les choix entrepris, ce seront les réelles implications des communautés, autant comme détentrices et productrices des données et documents à indexer et traiter, que comme utilisateur final. A cette fin, mais aussi pour accompagner cette intense phase de réalisation des lots du MétaPortail, le TGE ADONIS a proposé un nouvel Appel à projets 2009-2010, auquel de très nombreuses équipes ont répondu. D’ici fin mars, le TGE ADONIS négociera avec ces candidats, au cours de l’évaluation des projets, des consortium qui exprimeront et impliqueront fortement ces besoins utilisateurs.
La rapide reconnaissance publique de cette action n’est donc pas celle de la petite équipe de la rue Lhomond. C’est celle de l’intense réseau de partenariat, de collaborations, d’expertise de nombreuses équipes des SHS, de recherche, d’administration, d’ingénierie, de documentation, des Centres de ressources numériques, mais aussi d’autres institutions comme le CC-IN2P3, le CCSD, CLEO, PERSéE, CAIRN, l’ABES, le CINES, l’INTD, le GIS-MSH, l’INIST, etc. qui depuis bientôt deux ans sont engagés dans ce vaste chantier. Souhaitons que ce soit l’ensemble des sciences humaines et sociales qui se reconnaisse dans cette distinction et dans cette responsabilité.